Correspondante ( lettre 10 )
Par francois-fabien le vendredi 27 mars 2009, 21:46 - Histoires par courrier - Lien permanent
Cher ami,
Je l’ai fait. Je n’avais pas d’autre solution. J’ai appelé mon père. On a
déjeuné ensemble tous les deux. Je lui ai dépeint ma situation et je lui ai
demandé de m’aider. Le temps que je me remette à flot. Que je me rétablisse. Il
a refusé sous prétexte que ce serait me rendre le pire des services. Et j’en ai
pris plein la tête. J’y allais fort quand même ! Je manquais pas de culot !
Après ce que j’avais fait ! Oser venir lui demander de l’argent - Non, mais
est-ce que tu te rends seulement compte du mal que tu fais à ta mère ?
Seulement ça, ça t’est bien égal Il n’y a que ta petite personne qui compte.
Ton petit confort. Tes petits plaisirs. Tu ne seras jamais adulte. Il y a
longtemps qu’on s’est fait une raison. Si on n’est pas derrière toi. La preuve
: il n’y a que quatre mois que tu es partie et tu as déjà trouvé le moyen de te
mettre dans une situation impossible. Il serait peut-être temps que tu
commences à te poser des questions, non ? Que tu tires les conclusions qui
s’imposent. Tu veux t’en sortir ? Eh bien tu as une solution toute trouvée. Tu
as toujours ton appartement là-bas dans l’état - pitoyable - où tu l’as laissé.
Tu peux le réintégrer quand tu veux. Mais tu présenteras d’abord tes excuses à
ta mère qui te posera ses conditions. Il est hors de question qu’on te laisse
faire - une fois de plus - n’importe quoi. Je ne retournerai pas là-bas. Plutôt
crever.
Je vous embrasse…
E L O D I E
Commentaires
Aucune indulgence, hein, darling? J'espère bien qu'elle va s'en tirer, une fois pour toute...
Manquer d'indulgence avec les personnages qu'on imagine permet peut-être d'en faire preuve, dans un souci d'équilibre, avec les personnes vivantes qu'on croise dans la vie de tous les jours... Bonne journée à vous...