Dimanche 22 juillet 2012

C’était pas Rémi, sous les draps, avec la femme de la 404… Non… C’était le coincé de la 401… Elle a éclaté de rire… « Vous en faites une tête ! » « C’est que… si je m’étais attendue ! » « Ben, oui, vous voyez ! Elle me l’a confié… Donnant donnant… Non… Parce qu’on a beaucoup parlé avec Damia… Et, au bout du compte, on est arrivées à la conclusion qu’on faisait fausse route toutes les deux… Moi avec Rémi… En voulant gérer sa sexualité de A à Z… Avoir la mainmise sur tout… Je l’étouffe… Et c’était obligé qu’un jour ou l’autre il finisse par aller voir ailleurs… Avec le risque qu’il y en ait une qui lui mette le grappin dessus pour de bon… Quant à elle, à vouloir le décoincer à toute force comme ça son Étienne, elle obtient le résultat exactement inverse… Il se crispe… Il s’enferre… Et c’est la catastrophe… On a décidé de collaborer, toutes les deux, du coup… Dans un premier temps, Rémi va s’offrir un bon bol d’oxygène avec elle et moi, son Julien je vais le laisser aborder les choses à sa façon à lui… Après, on verra… » « Eh ben dis donc ! » « Oui, hein ! »

À la 401 ils étaient en pleine action… Forcément… Rémi m’a jeté un coup d’œil par-dessus son épaule… Il ne s’est pas interrompu… « Tu vas jouir, ma petite cochonne, je te jure que tu vas jouir… » À grands coups de reins… Rapides… Profonds… Et elle a joui… Presque aussitôt… En secouant la tête dans tous les sens sur l’oreiller… « Oh, c’est bon… C’est bon… Que c’est bon… » Ils ont repris haleine… Et leurs esprits… « Et pour toi, Rémi, c’était bon ? » « Tu parles si c’était bon ! » « Mieux qu’avec ta Solange ? » « Ça n’a rien à voir… » Ils se sont effleuré les lèvres… « Il y en a une en tout cas qu’en a pas perdu une miette… Ah, elle était pas pressée de le poser son plateau… » Moi ? Ben, tiens ! Quand il y avait quelque chose à voir, j’étais pas du genre à fermer les yeux… Surtout que Rémi j’avais déjà eu l’occasion d’observer tout à loisir comment il était fait… Je savais que ça valait le coup d’y laisser traîner un œil… « Ah, oui ? Tu m’avais caché ça, mon petit Rémi… « Mais si, j’t’ai dit ! Enfin pas en détail… Pas pour elle en particulier, mais j’t’ai que ce qu’elle adore Solange, c’est que je m’excite avec d’autres nanas… À condition que ça aille pas au bout… Qu’à l’arrivée ce soit elle qu’en profite… » « C’est quand même sacrément tordu, ça, avoue ! » « C’est… spécial… À la fois hyper excitant et hyper frustrant… » « Et alors… avec Manon ? » « Je te raconterai… Quand elle sera partie… » Je lui ai tiré la langue… « Ah, c’est malin ! » Il me paiera ça…

Avec Alexandra, à la 109, c’est carrément le feuilleton… Tous les jours elle a quelque chose à raconter… « Non, parce que c’était le marché de pays hier, dans un bled, par là-bas derrière… Et je t’y suis tombée sur un de ces petits canons… Vous auriez vu ça ! Vingt ans… Une carrure d’athlète… Un sourire d’ange… Des yeux à faire chavirer n’importe quelle nana… Ah, non, une occasion comme ça, ça se laisse pas passer… Un stand de miel il tenait… Alors, évidemment, la première chose, j’ai commencé par aller lui en acheter un pot… Un deuxième, une vingtaine de minutes plus tard, sous prétexte que ma sœur l’avait goûté et qu’elle l’avait trouvé excellent… Et puis un troisième, un peu plus tard, soi-disant pour ma cousine cette fois… C’était cousu de fil blanc… Il s’y est pas trompé… On savait de quoi on avait envie… L’un comme l’autre… On se l’est dit… Et ça a pas boîté du coup… “Il y a pas foule… Je vais remballer… Alors le mieux, si vous voulez, c’est que vous alliez m’attendre sur le parking derrière l’église… Parce que si les collègues nous voient partir ensemble, j’ai pas fini d’en entendre…” Il m’y a récupérée une petite demi-heure plus tard… Il m’a emmenée… Quelques dizaines de mètres sur un chemin de terre défoncé… “On sera tranquilles ici…” Et on est passés à l’arrière de la camionnette… Il a repoussé les cageots de pots de miel dans un coin… Déroulé un petit matelas de mousse… “Ça me sert à faire la sieste quand je vais un peu loin des fois…” Oui, ben nous, je peux vous dire que c’est pas à faire la sieste qu’il nous a servi… Non, mais comment il sait y faire ce salaud… Tu sais plus où t’es… Tu sais plus ce qui t’arrive… T’as qu’une envie, c’est que ça continue… Encore et encore… Que ça s’arrête jamais… Ouais, ben ça s’est arrêté… Et il a été plutôt brutal l’atterrissage… Parce que la porte s’est brusquement ouverte et une espèce de furie nous est tombée dessus… J’ai d’abord cru que c’était sa mère vu qu’elle s’est jetée sur lui en lui flanquant des claques… Tout un tas de claques… “J’en étais sûre ! Espèce de salopard… Comme le lait sur le feu faut te surveiller… Oh, mais tu vas me payer ça… Je te jure que tu vas me payer ça…” C’était sa patronne en fait… » « Décidément… » « Oui, hein ! À croire que tous les mecs de vingt ans couchent avec leur patronne… Ou qu’il y a que ceux-là qui m’attirent… » « Oh, ça en fait que deux… Les autres avant… » « Je sais, oui… Mais dorénavant je vais quand même éviter les mecs à patronnes… Ça pue l’embrouille à plein nez… » « Et alors ? Ça s’est fini comment dans la camionnette ? » « Oh, alors ça, j’en sais rien du tout… Je les ai laissés régler leurs comptes… Je me suis pas attardée… »

« Je peux vous parler deux secondes ? » Il avait l’air tout malheureux Armand… Ben, bien sûr qu’il pouvait… Évidemment qu’il pouvait… « Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui vous arrive ? » « Non, mais c’est parce que… vous restez dormir ici maintenant le soir… Vous venez plus là-bas… J’ai dit quelque chose ? J’ai fait quelque chose ? » « Hein ? Ah, mais non… Non… Pas du tout… Non, ce qu’il y a, c’est que j’ai sympathisé avec une nana… Une fille qu’est en vacances ici… » « La petite avec ses parents ? » « Christa… Voilà, oui… » «  Des heures et des heures on reste à discuter toutes les deux… Et alors du coup le soir… C’est plus pratique que de ressortir… » « Oh, mais ça fait rien… C’est juste que je me disais… Que je me demandais… Vous n’avez pas de comptes à me rendre n’importe comment… » « Oui, mais quand même… J’aurais pu vous prévenir… C’était la moindre des choses… Je suis désolée… » « Vous reviendrez ? » « Bien sûr… » « Quand ? » « Alors ça, c’est difficile à dire, mais je reviendrai… Promis… »

« Eh, ben dites donc, les filles, quelle épopée pour arriver chez vous ! Non, parce que, figurez-vous, le garage il pouvait pas nous la prendre tout de suite la voiture… Par contre il pouvait nous en prêter une en attendant… Eh, ben voilà ! En route ! Sauf qu’on n’avait pas fait cinquante kilomètres avec qu’elle s’est mise à tousser, à cracher et que tout s’est arrêté… Re-dépanneuse… Re-garage… Qui trouvait pas la panne… Qui nous a amusés pendant des heures… Qui s’est engueulé au téléphone avec le premier… Lequel a fini, au bout du compte, par nous prêter une nouvelle voiture… Dont il a fallu attendre qu’elle arrive… Bref… On est là… Enfin ! » « Et tout ça pour nous… Oh, mais vous allez pas le regretter, vous allez voir… Et d’abord, pour commencer, on va s’occuper un peu de vous… Vous l’avez amplement mérité… » J’ai poussé Barnabé vers le lit… « Là ! Laisse-toi faire… » Ah, ça, il demandait pas mieux… Je lui ai déboutonné le pantalon… Je la lui ai sortie… Et j’ai fait signe à Christa… « Eh, ben, vas-y ! Il y a Valentin qui te tend les bras, regarde ! Et quand je dis les bras… » On les a titillées leurs queues… On les a agacées… Décalottées… Et finalement prises en bouche… Elles s’y sont répandues… Valentin d’abord, les mains enfouies dans la chevelure de Christa… Et puis Barnabé, en me caressant doucement la joue… « Là, les garçons ! C’est tout pour aujourd’hui… On vous laisse dormir… Et reprendre des forces… Vous allez en avoir besoin… »