Lundi 23 juillet 2012

« Tu dors ? » Je dormais pas, non… « Tu te rends compte ? Valentin… Je le connaissais pas… Je l’avais jamais vu… Eh ben, ça m’a pas empêchée de lui tailler une pipe… Comme ça… D’entrée de jeu… Et je t’y ai pris un de ces pieds… » « Oui, ben ça, ça s’est vu… Et entendu… T’as pas arrêté de gémir tout le temps que tu l’as eu dans la bouche… » « C’était trop le top, attends ! Il en a une de ces paires en plus ! J’adore quand elles sont comme ça les couilles… À part… Bien détachées du reste… Que tu peux les avoir tout entières dans la main… Les faire rouler… Ça se confirme n’empêche… » « Quoi donc ? » « Ce que je te disais l’autre jour à propos de Barnabé… Qu’avec lui j’avais envie que ce soit en vrai… Pas seulement en imagination… Eh ben là avec Valentin, c’est pareil… Peut-être qu’il faut que je les connaisse pas les mecs… Que ce soit la première fois que je les voie… » « Ou peut-être que tout simplement t’es en train de changer…

Elle était aux anges la Solange de la 404… « Quelle bonne idée il a eue de se taper Damia à la piscine Remi n’empêche… Jamais j’aurais connu Étienne, moi, sinon ! Et j’aurais perdu gros… Il est absolument adorable… » Elle s’est blottie contre lui… « Même pour le cul t’y trouves sacrément ton compte… À condition de le mettre en confiance… D’y aller tout en douceur… Elle le prenait complètement à rebrousse-poil Damia… Alors forcément… Non… Pour peu que tu le rassures, que tu le laisses donner sa pleine mesure, avec lui t’es comblée : il sait parfaitement comment on fonctionne, nous, les femmes… Parce qu’il en est une en fait… Ou plutôt : il est les deux… Homme et femme… À proportions égales… C’est hyper rare, ça… Et ça n’a pas de prix… »

Rémi était tout seul… Et tout nu sur le lit… « Qu’est-ce vous avez fait de Damia? » Il s’est levé… « Elle a pensé que, peut-être, on aimerait être tous les deux ce matin… Sans personne par les pieds… » « Ah, tiens ! Voyez-vous ça ! Et pourquoi donc ? » « Parce que je lui ai raconté pour l’autre jour… Que vous vous étiez mise toute nue… Que vous m’aviez pris dans la bouche… Tout ça… Et elle s’est dit que, sûrement, on aurait envie de continuer… » « C’est-à-dire ? » « Ben… » « Ouais… Qu’est-ce qu’elle pouvait être agaçante votre femme à vous mettre comme ça le pot de miel sous le nez… À vous laisser le regarder tout votre saoul… Le flairer tant et plus… Et à vous’empêcher d’y tremper le doigt… Et quand je dis le doigt… Résultat… » « Résultat… Je ne pense qu’à ça… Je ne pense qu’à vous… Vous m’obsédez… » « Et vous voulez qu’on couche… Oh, mais ça finira bien par arriver… » « Quand ? » « Quand les conditions seront réunies… » « Les conditions ? Quelles conditions ? » « Je vous dirai… Le moment venu… » « Bientôt, hein ? Oh, s’il vous plaît ! S’il te plaît… » J’ai ri… Donné une petite pichenette à sa queue orgueilleusement dressée… « On verra… Mais, en attendant, je vais quand même faire quelque chose pour vous… Parce que je peux pas vous laisser dans un état pareil… Ce serait inhumain… » Et je m’en suis délibérément emparée… Cinq ou six va-et-vient… Il a fermé les yeux… Il a giclé…

Elle avait réfléchi Alexandra… « Non, c’est vrai, moi, j’aime bien comprendre… Et là, je crois que ça y est… Ben oui, attends ! Parce que, dans un commerce, en général, s’il faut embaucher du personnel, c’est la femme qui s’en occupe… Forcément… Vu que si elle le laissait faire son bonhomme, lui, c’est sur la petite minette bien bandante qu’il irait jeter son dévolu… Avec tout un tas d’idées derrière la tête… Et ça, pas question… Alors elle prend les choses en mains… Ce qui veut dire qu’elle lui balance le bon gros laideron de base par les pieds… Ou bien – encore mieux – qu’elle recrute un mec… Qu’elle choisit de préférence jeune et beau… Tant qu’à faire ! C’est quand même plus agréable à regarder… Et, de fil en aiguille, pour peu que son mari la saute que tous les tournants de lune, elle va lui faire comprendre au type que c’est bien beau de servir les clients et de déballer des cartons en réserve, mais que ce serait dommage de se contenter de ça… Et tu penses bien que lui, il demande pas mieux… Il saute sur l’occasion… Surtout s’agissant de la patronne… Dont il peut tirer, en plus, tout un tas d’avantages substantiels… Si bien qu’au final elle a tous les atouts en main… » « Vous vous en fichez… Ce que vous voulez, vous, c’est juste tirer un coup… » « Jusque là c’était ce que je voulais, oui… Mais dès l’instant où il y a un défi à relever… » « Vous pouvez pas vous empêcher de le relever… » « Voilà, oui… Et je sens qu’on va bien s’amuser… »

Ils avaient récupéré les garçons… « Tu parles ! On a dormi toute la journée… » « Et donc vous êtes en pleine forme… Chouette ! On va pouvoir en profiter… » « Tant que vous voudrez… Et comme vous voudrez… Vous choisissez… » « Oh, ben alors ! C’est tout vu… Le truc dont elle rêve Christa, c’est de vous regarder vous occuper amoureusement tous les deux l’un de l’autre… » « Et pas toi ? » « Bien sûr que si ! Mais moi, je vous ai déjà vus le faire des dizaines de fois… Pour elle, ce serait une première… » « Elle a jamais vu d’hommes entre eux ? » « Si ! On vous expliquera… Mais elle vous a jamais vus, vous… » « Bon, ben allez, alors ! Ouvrez tout grands vos yeux, les filles… »

« Eh, ben dis donc, elle en a pas perdu une miette la jeune fille… » « Tu peux parler, Valentin ! Tu l’as pas quittée des yeux… » « J’adore ça regarder les nanas regarder… » « Oui, ben ça on sait depuis le temps… » « Mais alors elle, elle a une de ces façons de faire… Je sais pas comment expliquer… C’est à la fois goulu et tout intimidé… Un peu comme si elle pensait que c’est mal, mais qu’elle pouvait pas s’empêcher de le faire quand même… Ça te fait un de ces contrastes… Ça te remue d’une force… » « Oui… Non… Mais ce qu’il y a aussi, c’est que d’habitude, c’est en cachette qu’elle regarde Christa… Alors forcément… » « D’habitude… En cachette… Oh, mais il faut absolument que vous nous racontiez ça… » « Oh, c’est tout simple… Dans la chambre à côté de la sienne, il y a un couple de mecs… Et l’occupant précédent avait percé des trous dans la cloison… C’est très habilement fait… Faut vraiment le savoir… Elle en profite du coup pour jeter un œil… Quelquefois les deux… » « Ben, voyons ! Et alors ? » « Et alors… Ben, dis, Christa, toi ! » « Des fois c’est pas mal, oui… Mais c’est toujours un peu pareil… Ils font vieux couple confit dans ses habitudes en fait… » « C’est pour ça, vous connaissant comme je vous connais, je me suis dit que, peut-être, vous pourriez leur redonner un peu de cœur à l’ouvrage… » « Ben, tiens ! » « Ils vous plairont, je suis sûre… C’est tout-à-fait votre genre… J’ai mis votre table à côté de la leur… Comme ça vous pourrez causer, ce soir… » « Tu penses décidément à tout, toi… »