Dimanche 29 juillet 2012

« J’ai pas dormi de la nuit… » Elle m’a annoncé ça la mine ravie Laëtitia… « Si, c’est vrai, hein ! Jusqu’à deux heures du matin je les ai regardés les deux autres… Et puis après, tout le reste du temps, j’ai pas arrêté d’y repenser… Non, parce que j’en avais jamais vu en vrai, moi ! Enfin, si ! Dans des films… Mais c’est pas pareil… C’est des acteurs… Tandis que là ! Et à tout j’ai eu droit en plus ! La totale… Jamais j’aurais cru… » « Jamais t’aurais cru quoi ? » « Que ça me ferait autant d’effet… » « Oui, ben t’as bien fait d’en profiter… » « Pourquoi tu dis ça ? » « Parce qu’aux dernières nouvelles, ils sont sur le départ… » « Oh, non ! Ils vont pas me faire ça ! » « T’auras d’autres occasions… » « Je vois pas où… Ni comment… » « Moi, si ! Je te trouverai ça quand on sera rentrées… Et à foison… » « Finalement il y en a beaucoup plus qu’on ne croit, hein, des types qui font ça entre eux… » « Il y en a pas mal, oui… » « D’ailleurs… » « D’ailleurs ? » « Non… Rien… Rien… Vas-y ! Ils vont t’attendre dans les autres chambres sinon… »

Christa s’est littéralement jetée sur moi… « Alors ? Ça y est cette fois ? Elle les a vus ? Eh, ben raconte, quoi ! » « Ça y est, oui… Elle a adoré… » « Ils les ont utilisés les moulages ? Tu sais ? » « Elle est pas entrée dans les détails… » « Oui, oh, mais si ! Forcément qu’ils s’en sont servis… Je les connais tous les deux… Je sais comment ils fonctionnent… C’est trop, ça, qu’ils aient baisé avec son mari devant elle… Parce que c’est ce qui s’est passé finalement… Sauf qu’elle savait pas que c’était lui… J’adore… J’adore vraiment… Et puis alors tu sais pas ce que j’ai pensé qu’on pourrait ? C’est que, comme ils s’en vont aujourd’hui, je récupère leur chambre… À mon tour de m’y amuser devant elle avec son mari… » « Elle regardera peut-être pas… Une fois qu’ils seront partis… » « T’as qu’à y croire ! Ne serait-ce que par curiosité… Une opportunité, personne crache jamais dessus… Quoi que ce soit… Tu regarderais pas, toi, à sa place ? Eh bien alors ! »

Solange m’a accueillie les yeux brillants… S’est pendue à mon cou… « C’est aujourd’hui, hein… T’as promis… » J’avais promis, oui, mais… « Mais quoi ? » « Pas tout de suite… Pas maintenant… Pas à la va-vite… Déjà que j’ai eu droit à des réflexions… Paraît que je traîne avec mes petits déjeuners… » « Quand alors ? » « Cet après-midi… Quand j’aurai fini mon service… » « Promis ? » « Juré… » Et je me suis dirigée vers la porte… « Attends ! Attends ! Juste un peu… Que j’aie ton goût… Que je le garde jusque là avec moi… » Elle s’est agenouillée… A posé ses lèvres sur mon genou… Est remontée… Remontée encore… Est passée sous la culotte… M’a toute parcourue… Du bout de la langue… S’est faite plus intrusive… « Allez, chuuut… Là… C’est tout… » « Tu me rends folle… »

Elle n’était pas mécontente du tout Alexandra… « J’en ris encore, tiens ! Non, parce que vous savez pas ce qu’est arrivé ? Eh bien, quand je le lui ai ramené à sa patronne l’autre soir Eymeric, elle a absolument voulu qu’il reste après la fermeture… Histoire de reprendre la main… Un petit coup de téléphone au mari à qui elle a servi une salade comme quoi elle avait tout un tas de factures à vérifier de toute urgence… Elle a bouclé le magasin… Et elle te me l’a entraîné dans la réserve… Ben, tiens ! La réserve… Comme par hasard… Sauf que là… Ben, il y a rien eu à faire… Pas le plus petit début de commencement de bandaison le Eymeric… Elle a eu beau le solliciter tant qu’elle a pu… S’acharner… Avec les doigts… Avec la bouche… Se frotter dessus… Lui susurrer toute une ribambelle de mots cochons à l’oreille… Il restait imperturbablement inerte son machin… Forcément ! Après l’après-midi que je lui avais fait passer… Ça a fini par la mettre dans une rage folle… “Elle va voir ce qu’elle va voir l’autre traînée… Alors là, elle va voir ce qu’elle va voir…” Et j’enrage, moi… J’enrage… Parce que juste au moment où ça commençait à devenir intéressant… Où j’allais pouvoir m’amuser un peu… Faut que je m’en aille… » « Ah, vous aussi… » « Ben oui… Oui… Je dois impérativement être à Paris ce soir… Parce que demain matin boulot… Oh, mais elle perd rien pour attendre… Parce que l’an prochain on reprendra les choses où on les aura laissées… Et alors là, c’est elle qui va voir ce qu’elle va voir… »

J’avais un petit moment à lui accorder à Laëtitia ? Oh, ben oui… Oui… J’avais fini mon service… Qu’est-ce qui lui arrivait ? « Oh, non, rien… Rien d’important… C’est juste à cause de ce que t’as dit ce matin… Pour les mecs entre eux… Que tu m’emmènerais en voir… C’est vrai ou bien c’était juste en l’air comme ça ? » « C’est de toi que ça dépend… Si t’as envie ou pas… » « Un peu que j’ai envie ! Parce que ça, c’est vraiment le genre de truc… Tu peux pas savoir ce que ça me fait ! Surtout maintenant… » « Comment ça “surtout maintenant” ? » Elle a hésité… « T’en parles pas, hein ? À personne… Tu me promets ? » « Ben oui… Oui… » « C’est à cause de Valentin… Mon mari… Je me demande si… Enfin, non… C’est pas que je me demande, c’est que je suis sûre… Avec des types il va… » « Et, du coup, quand t’en regardes en douce, c’est un peu comme si c’était lui que tu voyais… » « Voilà, oui… Il y a un peu de ça… » « Peut-être qu’un jour ce sera vraiment lui… » « Oui, ben alors là, faut pas rêver… » « Tu pourrais peut-être bien avoir des surprises… » « Pourquoi tu dis ça ? » « Non… Pour rien… Comme ça… »

Solange m’a prise contre elle… Serrée dans ses bras… « Toi ! Toi, enfin ! Je suis heureuse… Tellement ! » Elle a enfoui sa tête dans mon cou… L’a piqueté de tout un tas de petits baisers… M’a doucement dénudé un sein… L’autre… « Qu’ils sont beaux ! » J’ai délivré les siens… Pointes contre pointes… Elles se sont dressées… Élancées l’une vers l’autre… Nos lèvres se sont jointes… Nos langues enlacées… Ses mains sur mes fesses… Par-dessus ma jupe… Par-dessous… Sous ma culotte… « Tu es trempée… » On a roulé sur le lit… Tête-bêche… « J’aime ton goût… » Mon plaisir doucement arpégé… Le sien… Débridé… On s’est blotties l’une contre l’autre… « Tu as aimé comme je t’ai fait ? » J’avais aimé, oui… « T’as bien vu… » « C’était la première fois… avec une femme, je veux dire… » « Qui peut mieux connaître une femme qu’une autre femme ? » On est restées enlacées… Longtemps…

« Vous avez pas l’air vraiment content de me voir, dites donc ! » « Oh, si ! Si ! Au contraire… C’est pas ça… » « Ben, c’est quoi alors ? » « C’est vrai, vous savez… » « Qu’est-ce qu’est vrai ? » « Ce que j’ai dit à Anne… Qu’il est remonté contre vous le patron… Qu’il envisage de pas vous reprendre l’année prochaine… C’était pas une invention juste pour que vous reveniez ici le soir avec moi… » « Oh, la la ! Mais je sais bien… Vous êtes un pur, Armand… Jamais vous seriez allé imaginer quelque chose d’aussi tordu… Non… Et puis je dois bien reconnaître… C’est vrai que j’abuse… Que je me laisse complètement griser par moments… J’ai tendance à oublier que je bosse… À me croire en vacances… »