– Mais c’est qu’ils bandent ! Mais c’est que vous bandez, les garçons ! Tous. Et pas qu’un peu certains…

– Le moyen de faire autrement avec une fille comme toi !

– Oh, mais ce n’est pas un reproche, hein ! Au contraire…

Et son regard s’est délibérément emparé de nos bites dressées, gorgées d’elle, a couru de l’une à l’autre, s’est attardé ici, est revenu là.

– Il y en a des belles… Ça donne envie…

– Sers-toi ! Fais-toi plaisir !

– Faudrait pas me le dire deux fois.

– Sers-toi ! Fais-toi plaisir !

Theo, à mes côtés, a brusquement émis une sorte de grondement sourd, dansé d’un pied sur l’autre et déchargé. À longues saccades.

Elle a décidé.

– Éliminé, lui ! Hors-jeu. Carton rouge. Allez, file !

Et elle a pris sa place sous la douche. Trempé, le soutien-gorge a, très vite, épousé ses seins, de tout près. Les a offerts, par transparence, pointes dressées. La culotte a moulé ses adorables petites fesses, modelé son fendu qu’elle a révélé, tout lisse, à nos yeux émerveillés.

Rémi s’est extasié.

– Qu’elle est bien foutue, putain ! Non, mais ce qu’elle est bien foutue…

Nos regards se sont rivés à elle. Nos queues se sont dressées vers elle. Des mains se sont refermées, élancées à rythme effréné, dans un irrépressible va-et-vient. Les souffles se sont faits courts. Il y a eu des soupirs.

Et ça a giclé. Ça a éclaté. À droite. À gauche. De tous les côtés. À qui mieux mieux.

Chaque fois, le verdict tombait.

– Rémi, éliminé…

– Martial, éliminé…

– Julien, éliminé…

Et moi aussi… Éliminé, hélas !

Il n’est plus resté que Kevin. Le dernier, le seul survivant.

Elle l’a appelé, enlacé, lui a tendu les lèvres. Il est descendu, lui a piqueté le cou de petits baisers. Descendu encore. Il a libéré un sein. L’autre. A enfoui sa tête entre eux, glissé une main dans la culotte mouillée, à l’intérieur de laquelle il a fourragé. Ça a longuement moutonné. Elle s’est dressée sur la pointe des pieds, a renversé la tête en arrière, doucement gémi.

– Quel pot il a ce salaud !

On s’est approchés. Tout près. On a fait cercle autour d’eux. De plus en plus près.

Il a descendu la culotte. Jusqu’à mi-cuisses. Jusqu’en bas. Sa chatte à nu. Sa chatte à nous. Il l’a lissée. Parcourue et reparcourue. S’est approprié le petit bouton. Qu’il a pressé. Fait rouler.

– Oh, c’est bon, Kevin… Que c’est bon !

Ses yeux. Sur nous. Dans les nôtres. Sur nos bites durcies. Ses yeux de l’un à l’autre. De l’une à l’autre. Sur nos mains qui s’étaient remises frénétiquement en mouvement.

– Maintenant ! S’il te plaît, viens ! Oh, s’il te plaît !

Il s’est engouffré en elle. Ils se sont élancés l’un vers l’autre. L’un contre l’autre. Furieusement. Bassin contre bassin.

Et tout s’est emmêlé. Nos plaintes. Nos soupirs. Nos halètements. Son plaisir à elle qu’elle a proclamé à pleins poumons. Le nôtre, répandu au hasard çà et là. Et jusque sur les fesses de Julien le long desquelles il a lentement coulé.

Tout est retombé. Tout s’est arrêté. On a lentement regagné les bancs, ouvert nos sacs de sport. Amandine a brandi, à bout de bras, en riant, ses sous-vêtements dégoulinants.

– Vous ne voulez quand même pas que je renfile ça ?

On ne voulait rien du tout, nous !

Et même… on préférait qu’elle reste à poil. Et de loin.

– Ben, tiens !

Mais elle a quand même renfilé sa robe.

– Déjà ! C’est pas juste ! Il n’y en a eu que pour Kevin.

– Oh, mais patience ! Votre tour viendra.

– Sûr ?

– Sûr ! Mais d’abord faudra que vous me fassiez des trucs entre vous. J’ai trop envie de voir ça !